La population du monde francophone dépasse celle de l’Union européenne

Le monde francophone compte désormais 512,5 millions d’habitants, et vient ainsi de dépasser l’Union européenne, hors outre-mer français (mais Royaume-Uni inclus). Une progression essentiellement due à l’Afrique francophone.
En se basant sur les statistiques démographiques détaillées publiées en septembre 2019 par le PRB (Population Reference Bureau), organisme privé américain et une des références mondiales en matière de démographie, la population du monde francophone, qui avait atteint la barre des 500 millions d’habitants fin 2018, peut être estimée à environ 512,5 millions au 1er janvier 2020. Soit légèrement plus que celle de l’Union européenne, hors outre-mer français (512,4 millions) (1).

La francophonie est l’espace linguistique le plus dynamique au monde, devant l’espace arabophone (2,1 % et 443 millions d’habitants) (2), et avait dépassé en 2012 l’espace hispanophone dont la population est aujourd’hui estimée à 466 millions d’habitants (+ 1,0 % par an, avec une estimation de population légèrement revue à la baisse par rapport aux précédentes).

La progression démographique du monde francophone résulte essentiellement du dynamisme de l’Afrique francophone, qui croît actuellement à un rythme de 2,6 % par an (2,9 % pour sa partie subsaharienne). Ce vaste ensemble de 25 pays rassemble désormais 418 millions d’habitants (ou 81,6 % de la population de l’espace francophone) contre seulement 74 millions en 1950, soit à peu près autant que l’Allemagne seule, à ce moment-là (69,5 millions). Cette même année, la population du monde francophone était d’ailleurs estimée à seulement 128 millions d’habitants, soit quatre fois moins qu’aujourd’hui.

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RSF se mobilise pour la défense des lanceurs d’alerte. Au nom de la liberté de la presse. Contre la « criminalisation du journalisme »

Reporters sans Frontièes

Lundi 24 février 2020 s’ouvre à Londres le procès de Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, dont l’extradition est réclamée par les Etats-Unis qui l’accusent d’espionnage. « Le sort de Julian Assange nous concerne toutes et tous, journalistes et citoyens, professionnels de l’information et publics auxquels elle est destinée », affirme Reporters sans Frontières, sur son site. L’association invite médias, rédactions et organisations soussignés, à une soirée de solidarité, jeudi 20 février, à Paris.
Voici l’appel de RSF
« Non à l’extradition de Julian Assange
En défense des lanceurs d’alerte
Contre la criminalisation du journalisme
Pour avoir permis des révélations majeures sur les guerres américaines et leurs violations des droits humains, le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, fait face aux Etats-Unis à dix-huit chefs d’accusation dont celui d’espionnage. À partir du lundi 24 février, la justice britannique doit statuer sur la demande d’extradition des autorités américaines. Julian Assange est actuellement détenu en Grande-Bretagne où il est privé de liberté depuis 2012, ayant déjà vécu sept ans enfermé à l’ambassade d’Équateur où son intimité privée et ses rencontres avec ses avocats ont été espionnées par des prestataires de la CIA.
Pionnier des potentialités démocratiques de la révolution numérique, Julian Assange a permis la révélation mondiale de crimes de guerre, de cas de tortures, d’enlèvements et de disparitions, de corruptions économiques et de fraudes fiscales, de mensonges d’État et d’atteintes aux libertés fondamentales. Relayées par les médias du monde entier, toutes les informations révélées par WikiLeaks étaient d’un intérêt général majeur qu’il était légitime de rendre publiques au regard du droit international. Julian Assange, WikiLeaks et tous les médias qui ont repris leurs informations ont servi le libre exercice d’un droit fondamental des peuples souverains, celui de savoir tout ce qui est fait en leur nom par des États, des gouvernants et des administrations qui leurs doivent des comptes.
L’extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis signifierait la remise en cause de ce droit fondamental, reconnu par toutes les déclarations universelles et conventions internationales. Ce serait une atteinte sans précédent à la liberté de presse, à la liberté d’enquêter et à la liberté d’informer. Elle transformerait en délinquants et en criminels les journalistes qui révèlent les secrets illégitimes des pouvoirs et les lanceurs d’alerte qui les aident loyalement à les trouver. Elle ouvrirait la voie à une offensive générale contre le droit d’informer, dont témoignent déjà la répression et la persécution d’autres journalistes d’enquête et lanceurs d’alerte, à l’instar de Chelsea Manning, Edward Snowden, Glenn Greenwald et Rui Pinto.
Le sort de Julian Assange nous concerne toutes et tous, journalistes et citoyens, professionnels de l’information et publics auxquels elle est destinée.

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OIF : Agir pour la formation dans l’espace francophone

Les différents acteurs de la Francophonie – Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), TV5Monde, l’Université Senghor, l’Association internationale des Maires francophones (AIMF), la Conférence des ministres de l’Education des États et gouvernements membres de la Francophonie (CONFEMEN) et la Conférence des Ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (CONFEJES) – se sont réunis le 13 février 2020 à Paris autour de la Secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo.
Au cours de ce Conseil de coopération, les participants se sont accordés pour travailler ensemble, de façon coordonnée, face à l’enjeu de la qualité de l’éducation en français dans le monde. Des actions prioritaires ont été définies en matière de formation des professeurs et de mobilité des enseignants au sein de l’espace francophone, ainsi qu’en faveur de l’éducation des filles. La Secrétaire générale souhaite parvenir à une « alliance francophone pour l’éducation ». Des discussions ont également été menées sur le sujet prioritaire de l’égalité entre les femmes et les hommes qui devraient conduire à des actions communes en faveur du leadership féminin, comme le prévoit la Stratégie pour l’égalité adoptée au Sommet de la Francophonie de Erevan en 2018. Un chantier d’actions communes a enfin été ouvert sur les enjeux du numérique.

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