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2017-12-08

Décès d'Henriette Maire

Sale année pour les femmes journalistes. Après Danielle Chambas, Chantal Savioz, Françoise Buffat et Ariane Ferrier, Henriette Maire vient de s’éteindre, dans sa 80e année. Une femme au tempérament de feu. Il en fallait pour se faire une place dans un milieu alors réservé aux hommes! Avec Simone Laperrière, un tempérament elle aussi, elles formaient la paire au quotidien La Suisse. Deux pionnières du journalisme genevois: Henriette aux commandes de la politique, Simone de la judiciaire. Sévère jusque dans ses larges lunettes, ça ne rigolait pas avec l’Henriette. Et les politiciens ne se risquaient pas à lui conter fleurette…

«Henriette était entrée dans la profession comme on entre en religion: une vocation, note Éric Lehmann, qui fut un temps son rédacteur en chef. Éthique, déontologie étaient ses vrais crédos et elle tentait souvent de refréner chez ses jeunes collègues le goût du scoop plutôt que celui des deux sons de cloche.» L’une de ses seules libertés, ajoute-t-il: «Le ski club des journalistes où sa sévérité laissait place à la franche rigolade». Le chef des sports de la RTS, Massimo Lorenzi, a connu cette personnalité affirmée dans les années 1980 alors qu’il démarrait sa carrière à La Suisse. Il se souvient de «sa gentillesse, son humour délicieusement décalé parfois et son franc-parler aussi». 

À l’époque on travaillait de nuit à la rue des Savoises qui abritait le journal. Guère surprenant que «la Rirette» ait ainsi sacrifié sa vie privée pour vivre pleinement sa passion professionnelle. Une époque collective joyeuse que la soussignée a brièvement connue, avant que La Suisse ne devienne diurne. Certains terminaient «leur journée» au Moulin Rouge. Henriette était plutôt de ceux qui préféraient sortir une bonne bouteille de leurs tiroirs. Douée pour l’amitié, elle invitait alors ses collègues à trinquer avec ce délicieux accent neuchâtelois qui n’a jamais quitté cette enfant du Locle! 

Un autre temps qu’a apprécié, lui aussi, l’ancien spécialiste de l’actualité internationale et de l’aviation Philippe Roy: «Nous étions stagiaires en même temps aux cours de Lausanne en 1970-71. Elle était alors au Courrier. J’ai plein de souvenirs, qu’il s’agisse du comité de l’Association de la presse genevoise, où nous collaborions ou, bien sûr, de La Suisse. C’était une bonne journaliste, très consciencieuse. Le duo qu’elle formait avec Simone était folklorique et, sur le plan sonore, remarquable dans notre grande salle de rédaction.» 

Après la mort de La Suisse en mars 1994, Henriette Maire avait été repêchée par l’Église protestante de Genève où elle fut porte-parole jusqu’en 2000. Une carrière bien remplie pour celle qui avait initialement entrepris des études de traductrice-interprète et assuré des missions pour le CICR, en tant qu’observatrice. Un hommage lui sera rendu lors du culte d’adieu ce vendredi 8 décembre à 10 h 30 au Centre œcuménique de Meyrin. (TDG)

2017-11-20

Verbophonie

2017-05-03

Décès de Brigitte Rosazza

    Hommage à Brigitte Rosazza

 Une réflexion m'a traversé l'esprit lorsque jeudi la triste nouvelle m'a été annoncée.

Quelle aurait été la configuration et le parcours de l'Association suisse des journalistes de langue française qui est devenue avec le temps l'Association suisse des journalistes francophones si Brigitte n'en avait pas été la gardienne pendant plus de 30 ans   ?

 Oui, durant trois décennies Brigitte a occupé la fonction de secrétaire des journalistes francophones de Suisse.

 Elle en a vu défiler des collègues, voire des présidents au comité. Que notre organisation vogue dans des flots calmes ou tumultueux, elle tenait la barre avec sa discrétion qui était aussi légendaire que son efficacité au travail.

 Il faut ainsi remonter bien loin dans le passé pour découvrir le nom de Brigitte Rosazza au bas de documents officiels. On le retrouve aux côtés de notre président d'honneur Jean-Marie Vodoz en 1985 qui organisait un événement mondain et culturel à la fois appelé le Bec d'or.

 Depuis cette date, elle a été l'un des moteurs de l'association lors des animations qui ont été créées au fil des années.

Parmi les innombrables tâches d'un cahier des charges qu'elle alimentait elle-même  :  adresser et envoyer aux membre notre journal Alouette.

 Elle excellait dans la fonction d'intermédiaire entre le comité et les membres.  Les centaines de représentants des médias qui ont transité par notre association l'ont tous connue. Et pour cause vu qu'elle avait la mission d'enregistrer les nouveaux adhérents et chaque année de donner son aval aux ayants droit à la carte de presse de l'Union internationale des journalistes.

 La transition m'est facile pour parler de la dimension internationale prise par Brigitte dans le cadre des assises annuelles de l'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française, terme qui a été simplifié en UPF Union internationale de la presse francophone.

 Son fils Nicolas me l'a rappelé hier  : Brigitte a connu son baptême du feu des réunions de journalistes à l'échelon de la planète à Dakar au Sénégal. C'était en 1982. Cela a été le départ d'un tour du monde puisqu'elle a milité dans la délégation suisse participant aux assises de l'UPF au Vietnam, au Liban, au Bénin, au Zaïre, au Burkina Faso, au Canada, au Togo, en Côte-d'Ivoire, en Belgique, en Roumanie ... et la liste n'est pas exhaustive.

 Brigitte profitait de ses réunions pour multiplier  les contacts avec les  congressistes des différents pays qui étaient devenus des amis et amies et avec les autochtones.

 Et ici, je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée émue pour Michel, son mari disparu voilà 12 ans déjà et qui accompagnait son épouse dans ses périples francophones, emmenant avec lui sa culture et sa bonne humeur.

 Au niveau administratif, Brigitte était notre relais avec le siège central de Paris.

Dans un contexte parfois difficile dû à un égocentrisme français permanent, elle a toujours su par son sens de la diplomatie et ses compétences défendre avec maîtrise les intérêts de notre section.

 Et je terminerai par un propos plus personnel. J'ai côtoyé régulièrement Brigitte ces 15 dernières années. Elle était toujours prête à répondre à mes sollicitations.

A ma demande, elle avait plus d'une fois donné son accord pour reporter d'une année sa démission... qui est finalement devenue effective à la fin 2015.

 Merci Brigitte pour ton engagement dans la Francophonie, toi qui en a toujours défendu les valeurs de base que sont la diversité culturelle et linguistique, la paix, la démocratie et les droits de l'homme.

 

Jean-Pierre Molliet

Président de l'Association suisse des journalistes francophones

Vice-président de l'Union internationale des journalistes francophones

2015-12-20

128 travailleurs des media tués en 2015

Rapport annuel PEC

Pas de progrès dans la protection des journalistes sur le terrain: 128 travailleurs des media tués en 2015

Genève, 14 décembre (PEC) Aucun progrès n'a été accompli dans la protection des journalistes en 2015. Depuis janvier, 128 d'entre eux ont été tués dans 31 pays, a indiqué jeudi la Presse Emblème Campagne (PEC) dans son rapport annuel.

"2015 a encore été une année terrible pour les journalistes. Elle a commencé par la tuerie de Charlie Hebdo à Paris et la décapitation par le groupe Etat islamique du journaliste japonais Kenji Goto en Syrie", a affirmé le secrétaire général de la Presse Emblème Campagne (PEC) Blaise Lempen.

"La violence exercée à l'encontre des journalistes ne diminue pas. Il est révélateur que les quatre dernières années ont été les plus meurtrières de la décennie", a-t-il ajouté. 

Les conflits armés dans plusieurs pays du Moyen-Orient, la violence dans une demi-douzaine de pays d'Amérique latine et les assassinats commis par des éléments ou groupes terroristes ont été les principales causes de ce bilan élevé.

Plus de la moitié des victimes ont été recensées dans des pays en guerre, selon le décompte de la PEC. Une cinquantaine d'entre elles ont été tuées par des groupes armés non étatiques, des éléments terroristes ou des bandes criminelles organisées (Irak, Syrie, France, Libye, Somalie, Yémen, Mexique).

Pays les plus dangereux

Dix pays concentrent les deux tiers des 128 victimes de cette année. La Syrie a été le pays le plus meurtrier, avec 11 journalistes tués, devant l'Irak et le Mexique à égalité avec dix journalistes tués.

Suivent au 4e rang à égalité avec huit tués dans chaque pays: la France, la Libye et les Philippines. Au 7e rang se trouvent, avec sept victimes dans chaque pays: le Brésil, l'Inde, le Soudan du Sud et le Yémen.  A noter que le Soudan du Sud et le Yémen sont nouveaux dans la liste des dix pays les plus dangereux.

Suivent le Pakistan et la Somalie, avec six victimes dans chaque pays. Le Honduras est au 13e rang avec cinq tués, devant la Colombie (4) et l'Ukraine (4). Suivent le Guatemala (3), l'Afghanistan (2), les Etats-Unis (2). Au 19e rang à égalité se trouvent 13 pays dans lesquels une victime a été dénombrée: Arabie saoudite, Azerbaïdjan, Bangladesh, Burundi, Gaza (OPT), Ghana, Indonésie, Kenya, Mozambique, Paraguay, Pologne, République dominicaine, République démocratique du Congo.

Par région, le Moyen-Orient reste celle qui comporte le plus de risques, avec un total de 38 tués cette année. L'Amérique latine se trouve au 2e rang avec 31 tués, devant l'Asie (26 tués), l'Afrique (18 tués). Le bilan en Europe n'a jamais été aussi lourd depuis dix ans, avec 13 victimes. Deux journalistes ont été tués à la télévision en direct aux Etats-Unis.

La Syrie pays le plus meurtrier en cinq ans

En dix ans, depuis que la PEC a commencé son décompte en 2006, l'ONG a recensé 1177 travailleurs des médias tués, soit en moyenne 118 par an, ou 2,2 tués par semaine. Lors des quatre dernières années, la moyenne est plus élevée avec 536 tués, soit 134 par an, et 2,5 par semaine (128 tués en 2015, 138 en 2014, 129 en 2013, 141 en 2012).

Le bilan de la guerre en Syrie est effroyable pour les travailleurs des médias, avec au moins 86 tués depuis 2011. Ce terrible bilan en Syrie risque encore de s'alourdir: des journalistes restent disparus ou sont détenus, comme l'Américain Austin Tice, et trois Espagnols faits prisonniers en juillet.

Le pays le plus dangereux après la Syrie au cours des cinq dernières années a été le Pakistan, avec 55 tués, en majorité dans les zones tribales proches de la frontière afghane. En troisième position à égalité sur cinq ans se trouvent l'Irak (46 tués) et le Mexique (46 également). La situation au Mexique est particulièrement dramatique en raison de la guerre menée par les trafiquants de drogue et de l'impunité et corruption généralisées.

La Somalie, théâtre d'un conflit prolongé, vient au 5e rang avec 42 tués. Le Brésil suit avec 35 tués, devant les Philippines 34. Au 8e rang vient le Honduras (26 tués en cinq ans), devant l'Inde (25 tués) et la Libye (20 tués).

Ces dix pays concentrent les deux tiers des victimes, soit 415 tués sur les 643 comptabilisés au cours des cinq dernières années. "Les journalistes ne peuvent pas renoncer à faire leur métier en ne se rendant pas dans les zones dangereuses ou en fuyant les combats. La communauté internationale doit enquêter sur ces crimes et lutter avec beaucoup plus de fermeté contre l'impunité", a affirmé Blaise Lempen.

Mobilisation

En 2015, la PEC a présenté onze interventions orales au Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Le Prix PEC a été décerné en juin à deux lauréates Dunja Mijatovic, pour son engagement remarquable en faveur de la liberté des médias à l'OSCE, et Liudmyla Zlobina, pour le rôle joué par l'ONG ukrainienne pendant le conflit avec la Russie.

La PEC s'est mobilisée avec succès, avec d'autres ONG, pour la libération de Mazen Darwish, lauréat du prix PEC 2013, des journalistes d'Al Jazeera détenus en Egypte et d'Emin Huseynov en Azerbaïdjan, désormais réfugié politique en Suisse. Elle a également soutenu le journaliste marocain Ali Lmrabet en grève de la faim à Genève.

La PEC a aussi co-organisé l'exposition Anything to Say qui a permis d'exposer pendant cinq jours sur la place des Nations, devant l'ONU, les statues de Assange, Manning et Snowden, symboles de la liberté d'expression, réalisées par l'artiste italien Davide Dormino. Elle a  en outre participé aux célébrations de la Journée de la liberté de la presse et de la Journée internationale contre l'impunité des cirmes commis contre les journalistes.

La PEC a aussi salué le 28 mai l'adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU de la résolution 2222 sur la protection des journalistes, qui s'ajoute à d'autres résolutions de l'Assemblée générale de l'ONU et du Conseil des droits de l'homme. Ces textes adoptés par consensus fournissent une base solide pour améliorer la sécurité des journalistes, s'ils sont appliqués.

La présidente de la PEC Hedayat Abbel Nabi a affirmé que l'ONG fondée en 2004 va continuer de se mobiliser et de travailler afin de renforcer la protection des journalistes dans les zones de conflit et situations dangereuses.

Liste des victimes, graphiques sur: www.pressemblem.ch

2015-09-28

AG ASJF

ASSOCIATION SUISSE DES JOURNALISTES FRANCOPHONES

Procès-verbal de l’assemblée générale 2015 à Lausanne

C’est au Vieil Ouchy que les membres se sont réunis le 28 août pour l’assemblée générale statutaire 2015, en présence de Jean-Marie Vodoz, président d^honneur.

Le PV de la précédente  édition a été accepté sans discussion avec remerciements à la secrétaire.

Le président Daniel Favre explique le déroulement de la 2e édition de Verbophonie, ses embûches, mais aussi ses succès.Cette manifestation a engendré une grande visibilité à notre association (TV, radio, presse écrite). Si elle est renouvelée, ce ne sera pas avant 2017. Il indique que la préparation de cette  manifestation a été la principale occupation de l’année du comité qu’il profite de remercier. Principale préoccupation: le désintérêt marqué des jeunes pour nos activités.

Il félicite ensuite Jean-Pierre Molliet qui a été nommé vice-président de l’UPF. 

La parution d'un  livre  regroupant bon nombre de fiches Défense du français, représentant les termes galvaudés de notre langue,  se précise. Illustré par Plonk et Replonk, cet ouvrage redonnera vie aux fiches.

Puis Daniel rappelle les événements auxquels  il a insufflé vie depuis 2003,  date de son élection en qualité de président:  du Salon africain durant plusieurs éditions du Salon du Livre de Genève à la création  du Cercle des Journalistes à Cully, en passant par la participation aux mondiaux de Scrabble et à l’exposition des élèves de Bulle représentant leur vision de la Francophonie, sans oublier notre contribution au PEC.

Il rend hommage à la mémoire de Valdo Sartori qui avait incité le comité à lancer la première édition de Verbophonie qu'il avait animée.

Puis c’est au tour du trésorier et des réviseurs des comptes de faire leurs rapports avant que l’assemblée leur donne décharge, puis les accepte à l’unanimité.

Christian Humbert est élu au comité. Il quitte le poste de réviseur.

Jean-Pierre Molliet est, lui,  élu président de l’association. Les réviseurs sont désormais Jean-Claude Gigon et Pierrette Blanc. Roger Juillerat est nommé suppléant.

Jean-Pierre Molliet remercie Daniel  et fait l’éloge de ses douze années de présidence. Il se  déclare prêt à tenir le rôle de coordinateur des activités du comité avec l’aide de ce dernier et souhaite créer divers départements, en désignant des responsables pour chacun d’eux : comité de rédaction d'Alouette, recherche de finances, recrutement de  membres, Rencontres de Neuchâtel, etc. Il précise qu'internet servira d'outil de travail, susceptible de faciliter la collaboration entre les membres des différentes commissions.

Le nouvel élu  lit la lettre que Jean Kouchner a écrite à Daniel pour le remercier au nom de l’UPF internationale de tout ce que le président démissionnaire  a  accompli. Il l’a qualifié de « symbole d’exigence et de droiture qui a contribué au redressement de l ‘UPF ».

Confirmation est donnée que les assises  2015 auront lieu à la fin novembre au Togo et que le secrétarial  mettra sur pied un voyage groupé depuis Paris. C’est Madagascar qui accueillera le Sommet francophone en 2016

Par acclamations,  Daniel est nommé président d’honneur de l’association.

Dans les divers, les membres  décident que la cotisation reste à 80 francs. Mais il sera ajouté  sur la facture une petit phrase incitant chacun à un geste qui contribuera à la bonne marche de  l’ASJF

La secrétaire : Brigitte Rosazza.

 

 

 

 

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