Rachat du "Temps" : Mécénat ou cache-sexe du patronat?

Edito : Le Courrier 7 Benito Perez

L’avenir du Temps paraît assuré. Face à la profonde crise que traversent les médias, le passage annoncé mardi du quotidien romand des mains du groupe Axel Springer Ringier, le bourreau de L’Hebdo, à la fondation Aventinus est en soi une bonne nouvelle. Le nouvel éditeur a promis de maintenir les postes de travail et assure que son intérêt «éthique» l’amènera à développer la couverture de l’actualité politique cantonale et nationale. Même la version «papier» du Temps, que d’aucuns estimaient condamnée, est pour l’heure maintenue. Des annonces rassurantes, bien que la fusion annoncée avec le pure player Heidi.news pourrait in fine conduire à des «synergies» et donc à un appauvrissement de l’offre.