Pourquoi l’anglais fait tomber les avions

Tenerife, 27 mars 1977. La collision entre un Boeing 747 de la KLM et un de la Pan Am reste l’accident le plus meurtrier de l’histoire de l’aviation (583 morts). Cause principale: le malentendu linguistique entre pilotes et tour de contrôle. © DR

Cet été entre en vigueur la nouvelle loi sur l’aviation civile qui impose l’anglais comme seule langue dans l’espace aérien helvétique. L’occasion de se souvenir que beaucoup d’accidents d’avion sont causés par une mauvaise communication linguistique. Et que l’anglais est, notamment sur le plan phonétique, particulièrement inadapté à la fonction de langue internationale.

Bon pour la tête / 8 JUILLET 2019 / ANNA LIETTI

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1 réponse à Pourquoi l’anglais fait tomber les avions

  1. Noël Muré dit :

    Bonjour
    Il n’y a pas qu’en aviation que l’anglais – anglais effectif ou anglais supposé tel par des auteurs dans des entreprises de la finance bien de chez nous – s’avère désavantageux. Citons aussi la langue de spécialité fiduciaire, des assurances, de la finance et de l’informatique bancaire! Dans ces milieux, qui étaient les miens jusqu’à une date récente de par mon travail de traducteur chargé de travaux de terminologie en Suisse (dont je suis aujourd’hui, avec plaisir, un membre du Peuple Souverain), un certain nombre de cadres « jonglent » avec des anglicismes dont ils ne savent pas toujours expliquer la signification. À l’opposé, les avalanches d’anglicismes parfois obsessionnellement injectés dans la vie économique pourraient très bien être endiguées si l’on témoignait un peu plus de respect envers l’excellent travail réalisé au sein d’organismes de recherche et d’application en terminologie, qu’ils soient publics fédéraux ou privés, qui permettent d’exprimer des processus parfois complexes en langues bien de chez nous. La finance internationale se plaint de la forte appréhension de pans entiers de la clientèle envers la numérisation de services ou de produits financiers. Les technocrates incriminent les carences en techniques mercatiques ou en méthodes de persuasion (un article de NZZ publié ce jour 6 août 2019 en témoigne). Ils seraient bien avisés de penser aussi, un peu, aux carences de compréhensibilité spontanée induites par le recours systématique et élitiste à l’anglais pour la désignation d’opérations financières courantes et qui s’adressent directement à la clientèle. De plus, la compréhensibilité immédiate de ces opérations ou produits par la clientèle éviterait bien des soucis voire des litiges. C’est là que la problématique de la gestion de clientèle dans la finance rejoint les distorsions sémantiques de l’aviation (pour cette dernière, évidemment, se rajoute le problème de la qualité de la sonorisation). Dans les deux cas, il y en a qui feraient mieux de ne pas « planer à deux mille » mais de savoir rester un peu « terre-à-terre ».
    nomubale.

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