« L’appauvrissement du langage ne permet plus de critiquer avec finesse »

Philippe Bilger

  Par Philippe Bilger

Quand le langage s’appauvrit, il n’est plus possible d’exprimer une critique autrement qu’en simplifiant à l’extrême. Différence entre une parole décomplexée et un propos ordurier. Je ne peux pas laisser échapper cette occasion manquée qui me permet à nouveau de questionner la liberté de penser et la qualité du langage. Que ce soit à la télévision ou sur les réseaux sociaux.

D’abord, il est clair pour moi que la parole décomplexée n’est pas une parole pénalement répréhensible. Je sais bien que compte tenu de ce qu’est le droit de la presse et de son infinie souplesse et ductilité, on peut s’interroger, quand on parle ou que l’on écrit, sur le caractère répréhensible ou non de ce qu’on a déclaré. Il n’empêche que dans la plupart des cas le doute n’est guère possible. Par exemple, si on traite quelqu’un de « salaud » dans une confrontation, la conscience de proférer une insulte est indiscutable.

A retrouver dans la REVUE DE PRESSE du 31 octobre 2019: http://francophonie.ch/revue-de-presse-francophone/

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