La démocratie tousse quand Facebook et Twitter censurent

Edito  Romaine Jean

Après l’onde de choc provoquée par les émeutes du Capitole, mercredi 6 janvier, les plateformes Twitter, Facebook et Google ont décidé de frapper un grand coup, en bloquant les comptes de Donald Trump. Du jamais vu! Sans précédent à ce niveau de responsabilités politiques. Cette intrusion de patrons privés au cœur même de l’État soulage tous les Américains qui craignent que les dix derniers jours de la présidence virent au chaos, alors que plane la menace d’une procédure de destitution et que Trump refuse de se rendre à la prestation de serment de son successeur. Mais la régulation du débat public, par ceux-là même qui ont favorisé une parole présidentielle faite de fureur et de vengeance, pose de sérieuses questions sur la fragilité de nos démocraties. On aurait tort de penser que seuls les États-Unis sont concernés.

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