Vu du Niger. Le désert du Sahara, l’autre cimetière des migrants ouest-africains

Publié le 19/12/2018 – 06:16

Des migrants quittant Agadez en direction du désert de Ténéré, au Niger, en janvier 2016. PHOTO DÉSIRÉE VON TROTHA / PICTURE ALLIANCE / DPA

Avant d’essayer de traverser la Méditerranée, des dizaines de milliers de candidats à l’Europe transitent chaque année par Agadez, la grande ville du nord du Niger. Souvent trompés par leurs passeurs, nombre d’entre eux meurent de soif dans le désert, dénonce cet éditorialiste nigérien.

La ville d’Agadez, trait d’union entre l’Afrique noire [subsaharienne] et blanche [nord-africaine], a vu ces dernières années plusieurs milliers de jeunes ouest-africains y transiter pour aller en Europe [90 % des migrants d’Afrique de l’Ouest traversent le Niger sur leur parcours vers la Libye et l’Europe]. Ne sachant rien de leur itinéraire, beaucoup croient à tort que l’Italie est juste derrière la ville d’Agadez.

Après avoir vécu toutes les tracasseries policières aux postes-frontières des pays traversés mais aussi lors de contrôles de routine à l’intérieur des États, ils arrivent à Agadez.

Les migrants d’Afrique de l’Ouest viennent buter sur le verrou d’Agadez / Interview d’Ibrahim Manzo Diallo lors du Sommet de la Francophonie à Erevan, octobre 2018.
Dans l’immensité du Sahara, nombreux sont le morts mais rares sont les documents le prouvant. En voici un…

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