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Situation du Français en Belgique

18 avril 2011 (observateur) - Défense des droits culturels des Francophones de Flandre: L'APFF forcée d'en appeler à l'ONU.



L’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF) forcée d'en appeler à l'ONU pour défendre les droits culturels des Francophones de Flandre. Voici en intégralité le communiqué que l'Association a fait parvenir à l'Observateur.

De Haan (Belgique), le 7 avril 2011« Il y a plus de dix ans, qu'au nom des francophones habitant en Flandre, nous demandons qu'on ne fasse pas obstacle à notre droit de vivre notre culture. Rien de plus ! », souligne l’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF) dans le dernier numéro des « Nouvelles de Flandre ».

  

Et de poursuivre : « Nous sommes pratiquement tous bilingues et nous avons souligné à maintes reprises que nous n'entendions nullement remettre en cause le statut linguistique de la Flandre.

Un seul politicien flamand a pris la peine de nous répondre: Yves Leterme. Il nous a remerciés pour notre "apport apprécié" à la réforme de l'État. Tous les autres hommes politiques du nord du pays ont, par leur silence, refusé la main tendue. Au cours des derniers mois de négociations, notre problème n'a pas été évoqué une seule fois.

Ajoutons à cela que le ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere, a tout bonnement éludé les questions communautaires dans le rapport qui doit servir de base à l'Examen périodique universel de la Belgique devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Pas la moindre allusion à la Convention-cadre sur la protection des minorités nationales que notre pays a signée en 2001, mais que la Flandre refuse toujours de ratifier! Rien non plus à propos de la non-nomination des bourgmestres de la périphérie et du "Wooncode" (le code du logement flamand).

Pour nous, la ratification de la Convention-cadre est primordiale. Il ne s'agit ni plus ni moins que du respect de notre identité culturelle. De ne pas être discriminés, voire assimilés! Nous sommes dès lors forcés de nous adresser aux instances de l'ONU. Notre dossier est particulièrement révélateur du bien-fondé de notre modeste revendication de protection culturelle. 

Les nationalistes flamands disent : "Les francophones ne sont pas une minorité en Flandre". A défaut de pouvoir nous référer à un recensement linguistique, nous avons fait réaliser, en 2009, un sondage par "Dedicated Research" qui a révélé la présence de 367.000 francophones en Flandre. 309.000 ont le français pour langue maternelle. 58.000 entretiennent des liens étroits avec notre culture, parce qu'un de leurs parents est francophone et qu'ils parlent parfaitement le français. »

A l’APFF de s’appuyer tour à tour sur l’Encyclopédie du Mouvement flamand (1973 et 1998) et sur le Rapport Nabholz (adopté en 2002).

« Le rapport Nabholz a suscité la Recommandation 1301 de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe qui outre la ratification de la convention-cadre et la reconnaissance de toutes les minorités identifiées (dont la minorité francophone de Flandre) recommande que la Belgique "prenne des mesures effectives pour promouvoir la tolérance et le dialogue entre les groupes linguistiques et leurs cultures respectives". L'Assemblée souligne le rôle de l'éducation, des échanges culturels et des médias. Elle recommande "qu'un accord de coopération culturelle soit conclu d'urgence entre les communautés francophone et néerlandophone".

La ministre flamande de la Culture, Joke Schauvliege et sa collège à la Communauté française, Fadila Laanan, viennent d'annoncer, dans le quotidien "De Standaard", le projet d'une version "light" de l'accord culturel tant attendu. Nous nous apprêtions à féliciter nos deux ministres, malheureusement, Joke Schauvliege s'est empressée de préciser que "l'intention n'est pas de renoncer au principe de territorialité". Les vieux démons refont décidément surface ! Pas question que la Communauté française puisse intervenir en Flandre. Il ne s'agit donc pas de coopération culturelle entre les deux communautés, comme le recommande le Conseil de l'Europe, mais plutôt d'un coup médiatique.

Devant cet état de choses, il ne reste plus à l'APFF d'autre alternative que de s'adresser à l'ONU pour que l'organisation internationale intervienne et oblige la Flandre à signer au plus vite un véritable accord de coopération culturelle avec les francophones et à ratifier la convention-cadre sur la Protection des minorités nationales.

Il est temps de rappeler aux responsables politiques flamands, Bart De Wever en tête, qui a ses entrées au 10 Downing Street, cette parole de feu Clement Attlee, considéré comme le meilleur Premier ministre britannique de l'après-guerre : "La démocratie n'est pas simplement la loi de la majorité, c'est la loi de la majorité respectant comme il convient le droit des minorités". »

 Le dépôt de notre dossier au Conseil des droits de l’homme est imminent, le temps pour l’APFF de vérifier que les modalités imposées par la procédure soient respectées.

 Pour plus d’informations

 Nous vous renvoyons au numéro 60 (avril 2011) des « Nouvelles de Flandre ». Ce numéro peut aussi être consulté sur notre site internet (http://www.francophonie.be/ndf).

    A propos de l’APFF

 L’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF) ne poursuit aucun but politique et n'entend nullement remettre en cause le statut linguistique de la Flandre. Elle veut simplement que le français, l'une des langues officielles de la Belgique, ait droit de cité en Flandre au même titre que toute autre langue.

 Cette promotion de la francophonie, l'APFF la réalise notamment en publiant sur son site internet le magazine « Nouvelles de Flandre » ( http://www.francophonie.be/ndf ). On peut y trouver outre l'agenda des activités en français, les adresses des ressources francophones en Flandre, des articles et des informations sur la francophonie en général. Un bulletin, version papier du magazine, est également édité tous les deux mois.

Toute personne intéressée par l'APFF peut en devenir membre. La cotisation annuelle s'élève à 15 EUR pour la Belgique et 30 EUR pour l'étranger à verser au compte 210-0433429-85 (IBAN : BE89 2100 4334 2985 - BIC : GEBABEBB) de l'APFF. Les membres et les donateurs reçoivent le magazine « Nouvelles de Flandre » tous les trois mois.

Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF asbl)

Secrétariat :    Spreeuwenlaan 12, B-8420 De Haan, Belgique

Téléphone :    +32(0)59.23.77.01

Télécopie :     +32(0)59.23.77.02

Portable :       +32(0)479.35.50.54

Courriel :         apff@francophonie.be

Site :               http://www.francophonie.be/ndf






06 janvier 2011 (observateur) - Bonjour de Flandres



Un bonjour de Flandre,

 Vous avez raison. Nous citons d'ailleurs la Suisse en exemple dans un article consacré à l'exposition de Shanghai. La Suisse utilise 6 langues dans son pavillon: chinois, anglais, français, allemand,

italien et romanche, tandis que la Belgique se contente du chinois et de l'anglais. Pas la moindre information dans nos langues nationales (français, néerlandais, allemand).

Je suis évidemment prêt à participer au projet de création d'un observatoire sur l'usage du français.

De votre côté, vous pourriez nous aider à défendre la cause des Francophones en Flandre en publiant et/ou diffusant notre communiqué ainsi que l'article paru à ce sujet dans "La Libre Belgique", un des principaux médias francophones en Belgique.

 
Salutations francophones
 
Edgar Fonck, directeur de l'APFF

Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF asbl)

Secrétariat: Spreeuwenlaan 12, B-8420 De Haan, Belgique

Téléphone: +32(0)59.23.77.01 / +32(0)59.23.77.01      

Télécopie: +32(0)59.23.77.02

Portable: +32(0)479.35.50.54 / +32(0)479.35.50.54      

Courriel: apff@francophonie.be

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