60 ans !

L’Association suisse des journalistes francophones a 60 ans

En cette fin d’année, l’association suisse des journalistes francophones fêtera son 60e anniversaire. C’est le 27 novembre 1959 que le Neuchâtelois Claude Bodinier a officiellement porté sur les fonts baptismaux  ce qui s’appelait alors Association suisse des journalistes de langue française (ASJLF).  Il s’agissait de l’aboutissement d’un processus que le journaliste romand avait imaginé depuis longtemps. Puisqu’en 1953 déjà, il avait avec quelques amis organisé à Neuchâtel le 2e Congrès international des journalistes francophones.

Ses activités en faveur de la francophonie l’ont fait passer par la case « président » de l’Union internationale de la presse de langue française, devenue plus tard UPF (Union de la presse francophone).

L’ASJLF et l’Association suisse des journalistes francophones (ASJF) – sa nouvelle dénomination dès 2010 –  ont régulièrement apporté leurs contributions aux activités de l’Union internationale. A deux reprises, Jean-Marie Vodoz a été appelé à la présidence avant d’être nommé président d’honneur de l’UPF. Les présidents de notre section ont d’ailleurs participé à la marche en avant de l’UPF. Daniel Favre a occupé une quinzaine d’années le poste de responsable pour l’Europe de l’UPF alors que Jean-Pierre Molliet  a siégé au Bureau international en tant que vice-président de l’UPF de 2014 à 2018.Notons encore que c’est sous l’ère de Jean-Louis Bernier que la section suisse a été honorée à Paris en recevant « Le Mot d’Or 2002 » pour la qualité de la présentation et du contenu du bulletin « Défense du français ».

Notre combat

L’ASJF ne cesse d’être vigilante pour que la langue française conserve une juste place dans le concert du plurilinguisme helvétique. Et que la qualité de l’enseignement du français reste une priorité. D’autres préoccupations : que le français ne soit pas remplacé par l’anglais comme première langue étrangère enseignée à l’école obligatoire des cantons alémaniques. Et nous avons entamé une lutte devenue permanente contre l’utilisation abusive des anglicismes dans l’administration fédérale  et dans le secteur privé.

Précision : nous  combattons le  « tout à l’anglais » et non la langue anglaise, un véhicule de communication indispensable dans l’univers d’aujourd’hui.

Par nos interventions directes ou indirectes, des lois concernant l’usage de la langue française commencent d’apparaître dans les législations des cantons romands.

Ouverture au monde

Les membres de l’ASJF bénéficient d’une extraordinaire ouverture au niveau international.Les assises annuelles de l’UPF offrent l’occasion d’échanges et de contacts avec des confrères d’une cinquantaine de pays. Ceux et celles qui souhaitent étoffer leur réseau ont la garantie de bien garnir leur carnet d’adresses. Quelques-uns parmi les derniers rendez-vous : Erevan, Konakry, Lomé, Dakar, Québec, Abidjan, Bucarest, Ouagadougou, Hanoï.

Chaque réunion prend la forme d’un forum de l’expression qui génère l’échange, le débat et la réflexion sur des sujets propres aux médias en général et aux journalisme en particulier.

Les prochaines assises : Cameroun en novembre 2019 et Tunisie en automne 2020

Coup d’oeil dans le rétro

D’octobre 1988 à mars 2019, nous avons édité le journal Alouette. Durant trente ans, il a été distribué quatre fois par année à nos membres et abonnés, à différentes associations et institutions et aux ambassades francophones établies en Suisse. Il sera désormais diffusé uniquement en version électronique sur le site www.francophonie.ch.

Nous mettons sur pied, depuis 2013 à Yverdon-les-Bains un festival populaire en l’honneur de la langue française appelé Verbophonie. On jongle avec les mots en chansons, en écriture, en jeux divers en ne manquant pas d’incorporer  dictées pour enfants et adultes.

Créée en 2004. l’Association Défense du français est la fille naturelle de l’ASJF. Elle compte quelque 1000 membres cotisants. Elle représente un groupe de pression qui dénonce les entreprises, sociétés et services administratifs qui malmènent la langue française.

Nous avons organisé, dès 2004, durant une douzaine d’années Les Rencontres de Neuchâtel qui réunissaient les associations et groupements de Suisse oeuvrant en faveur de la francophonie.

L’ASJF a régulièrement participé à la Semaine de la francophonie et de la langue française. Nous avons aussi  collaboré à la présentation de la littérature africaine au Salon du livre de Genève.

Notons encore la création en 2010 d’un Observatoire des langues aux Nations Unies à Genève. Une expérience qui a pris fin suite à des difficultés de financement.

Fiches et livre

Chaque mois, l’ASJF édite uue fiche appelée « Défense du français » qui précise le sens de mots employés faussement dans les médias.  Les Editions Loisirs et Pédagogie ont réuni 300 de ces termes dans un ouvrage  « Petit lexique des belles erreurs de la langue française », un livre illustré par Plonk et Replonk. Cette publication qui, vu son succès, a été rééditée peut être obtenue à l’adresse :www.editionslep.ch

Tâches et devoirs

En cette année 2019, le comité de l’ASJF s’est donné trois objectifs prioritaires :

1) faire connaître l’existence de l’ASJF auprès des nouvelles générations de journalistes qui  par  la découverte  des réseaux dans les cinq continents peuvent bénéficier de contacts, d’échanges avec les confrères et consoeurs d’une cinquantaine de pays

2) répondre au voeu des dirigeants de l’UPF qui souhaitent que la section suisse, comme dans le passé,  apporte sa contribution aux débats des assises qui se dérouleront à Youndé (Cameroun) du 18 au 22 novembre prochain. Dans le but d’amener notre pierre à l’édifice, un groupe de travail, constitué de Romaine Jean, Alex Décotte, Philippe Stroot, Jean-Pierre Molliet ( d’autres collègues seront les bienvenues, s’annoncer au président)  a été constitué pour préparer conférences, ateliers, discussions de cette réunion qui aura pour thème : « Journalisme d’émotion. Journalisme d’information ».

3) trouver des ressources nouvelles qui devient une nécessité. Le cri du trésorier a été  relayé par  les vérificateurs des comptes qui ont énuméré quelques pistes afin d’améliorer nos finances.

La recherche de membres partenaires à dénicher dans les milieux proches des journalistes, des médias et de la langue française et le rapprochement (voire le regroupement) avec d’autres associations font parties des propositions formulées.

Jean-Pierre Molliet, président, mai 2019

Toute aide financière est la bienvenue rappelle le trésorier Michel Dysli: Association suisse des journalistes francophones, Lausanne 10-3056-2 Iban CH 14 0900 0000 1000 30562

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