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04 juillet 2012 (observateur) - PREMIER FORUM MONDIAL SUR LA LANGUE FRANCAISE: ABDOU DIOUF SANS DETOURS: «On ne peut vouloir le rayonnement de la langue française et fermer ses frontières à ceux qui parlent le français»

Le Président Abdou Diouf a dit, lundi 1er juillet 2012, à Québec, ses quatre vérités aux pays occidentaux francophones, à l'occasion de la tenue du premier Forum mondial sur la langue française qui se tient au Canada du 2 au 5 juillet. La tenue de ce Forum a été décidée par les Chefs d’État de la Francophonie à la suite du Sommet de Montreux d'octobre 2010.

QUEBEC- (Canada)- Le refus de visa d'entrée aux francophones du Sud par leurs frères du Nord n'est pas du goût du Président. «Je le dis fermement: une langue ne peut survivre à l’enfermement, elle ne circule jamais mieux qu’avec ses locuteurs. On ne peut vouloir le rayonnement de la langue française et, dans le même temps, fermer ses frontières à ceux qui parlent le français, qui étudient le français, qui créent en français. Donnons toutes les raisons aux jeunes, singulièrement en Afrique, de continuer à croire au français!» a martelé le Gardien du Temple de la Francophonie. Les mots du Secrétaire Général de l'organisation internationale francophone ont été largement applaudis par près de 1500 délégués réunis à Québec.

 


Une sortie largement partagée par un collectif de quotidiens de métropoles francophones: Le Devoir de Montréal, l'Orient-Le Jour de Beyrouth, Le Soleil de Dakar, le Potentiel de Kinshasa, Mutations de Yaoundé et Le Soir de Bruxelles qui dans son Appel «Langue française et monde multipolaire – L'Urgence d'une stratégie», publié le 27 juin dernier souligne dans ses recommandations: «la circulation facilitée pour les étudiants, les écrivains et les artistes, ainsi que les chercheurs de l’espace francophone tant il est évident qu'il n’y a pas de francophonie si les francophones sont interdits de circulation dans cet espace...»

 

Abdou Diouf, s'inquiète de l'avenir de la langue française et fait un pari sur la jeunesse pour que la langue de Molière garde toute sa place dans un monde marqué par une mondialisation qui tend beaucoup plus à créer un monolinguisme et son corollaire la monoculture qui est aux antipodes des valeurs que défend ardemment la Francophonie: une langue dans le respect du multilinguisme mais aussi la diversité culturelle. Il s'exprimait en présence du Premier ministre du Canada, Stephan Harper, du Premier ministre du Québec, Jean Charest, du vice-Premier ministre du Nouveau-Brunswick, Paul Robichaud, devant un impressionnant corps diplomatique et la société civile. A l'endroit des participants, il dira: «Nous avons besoin de vos analyses et de vos recommandations, nous avons besoin que vous vous sentiez membres à part entière de la grande famille francophone, nous avons besoin, surtout, que vous ressentiez l’impérieuse nécessité de faire bouger les lignes, par l’usage que vous ferez de la langue que nous parlons, de la langue que nous aimons, de la langue qui nous unit» a lancé Abdou Diouf aux délégués venus de 100 pays. Le Secrétaire Général de la Francophonie se dit conscient qu’en la matière,l’usage fait plus, pour la pratique, que le règlement ou la loi et reprenant Richelieu il a martelé: «Faire une loi et ne pas la faire exécuter, c'est autoriser la chose qu'on veut défendre.». Le Secrétaire Général de la Francophonie se pose cette question du comment «faire progresser le projet politique d’un monde plus équitable, plus démocratique, plus respectueux des différences, qui est au fondement de la Francophonie, sans prendre la mesure du rôle stratégique de la langue, de la diversité linguistique, de la diversité culturelle».

 

Message à la jeunesse

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