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Revue de presse

11 juin 2011 (observateur) - L’Association suisse des journalistes francophones a créé un observatoire pour mieux dénoncer la montée en puissance de l’anglais



L’ONU et ses agences ont beau être basées à Genève, c’est bien l’anglais qui est la langue la plus couramment utilisée dans les échanges de mails, pour la rédaction de rapports, communiqués ou lors des conférences de presse. Beaucoup le déplorent, beaucoup se résignent aussi. Ce n’est pas le cas de l’Association suisse des journalistes francophones, émanation de l’Union de la presse francophone (UPF)

 

Lors d’une réunion qui s’est tenue à Cully en octobre dernier, ses membres ont décidé de créer un poste «d’observateur des usages linguistiques au siège genevois des Nations Unies et dans diverses autres institutions internationales».

«A Genève, la situation ne s’améliore pas. On utilise de plus en plus l’anglais par défaut parce qu’il n’y a plus d’argent pour les traductions. Il faut absolument faire quelque chose», explique Daniel Favre, président de l’Association suisse des journalistes francophones et ancien rédacteur en chef à la RSR.


 

Les démarches engagées ces dernières années auprès des ambassadeurs francophones n’ayant rien donné, l’association a réfléchi à la façon de rendre son combat plus visible. L’observateur mis en place va se charger de collecter les informations, qui seront ensuite mises en ligne sur un site Internet spécial dédié à l’usage du français au sein de l’ONU. Cette mission a été confiée au journaliste sénégalais Gorgui NDoye.

«On va relayer avec Internet toutes les critiques, aberrations, anecdotes et informations sur les retards dans les traductions pour mieux souligner ce que nous dénonçons», poursuit Daniel Favre. Est-ce que cela suffira à inverser la tendance? Le président de l’Association suisse des journalistes francophones concède que la tâche est énorme. «Dans le combat pour la défense du français, nous avons remporté quelques petites victoires en Suisse, mais c’est vrai que nous éprouvons beaucoup de tristesse en voyant ce qui se passe.»

 

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